Katerine-Lune Rollet hume, savoure, dévore. À quatre mois, ses dents poussant déjà, le sein de sa mère lui est retiré. À trois ans, elle part vers une contrée perdue au nord du Québec (Rouyn-Noranda) où n’existe en 1978 ni yogourt ni avocat ni même café en grains. S’ensuit un passage dans la ville de Joliette, où son affection pour Henri La Patate oppose une sérieuse concurrence aux montagnes de lentilles et de fèves germées que lui offre sa mère.

Le retour à Montréal en 1983 est salvateur avec la découverte de La Vieille Europe, de la Gastronomia Roberto et des barres Mars (son principal dîner pendant toute sa sixième année).

Secondaire. L’époque difficile est adoucie par des cochonnets de clémentines trempés dans le Nutella, des crépinettes et des charlottes russes.

Cégep. Au Vieux Montréal, Option Monde, elle découvre grâce à un stage de sensibilisation au Nicaragua, que le riz  et le poulet quelle mange pendant 30 jours d’affilée deviennent du gallo pinto (donc un autre plat!) si mélangés avant d’être mis dans l’assiette.

Université. Le désert gastronomique qui s’étend autour de l’Université de Montréal lui fait abandonner des études en droit au profit du Commensal, du Café Saigon et du Croissant de lune près de l’UQAM. Elle obtient ainsi un baccalauréat en journalisme.

À 19 ans, l’appel du gelato se fait sentir. Katerine-Lune part manger sa crème glacée quotidienne pendant trois mois en Italie! Ce premier voyage solo est le début d’une longue série qui lui fera découvrir des merveilleux blinis à Saint-Pétersbourg, l’alimentation végétarienne des ashrams de Rishikesh, un brik coulant à Carthage, les repas à 50 cents des marchés d’Hanoi, la table des Sœurs du Bon Pasteur à Kigali et un lait frappé aux biscuits Oreo en plein cœur des montagnes du Yunnan.

De ses 16 ans de travail devant les caméras de télévision, Katerine-Lune se rappelle des clubs sandwichs servis dans le décor de Chez Allaire dans Watatataow, des biscuits feuille d’érable des plateaux de 0340 et Têtes à Kat, des conversations passionnantes au restaurant avec son mentor Stéphan Bureau ainsi que des 4 kilos pris en deux mois pendant le tournage de la quotidienne Tout le monde à table à Évasion.

C’est le Web 2.0 qui la lance à pieds joints dans la gastronomie montréalaise en devenant Ambassadrice gastronomique pour Tourisme Montréal en 2009. En 2010, elle devient animatrice des médias sociaux pour La Vitrine culturelle de Montréal et chroniqueuse pour diverses émissions de radio. Elle est aussi l’instigatrice de  Yul contenu, un groupe d’animateurs de réseaux sociaux qui tentent de définir, encadrer et soutenir ce nouveau métier. En 2011, elle devient pisteuse de contenu pour Enzyme, chroniqueuse gastronomique pour  Canoe et consultante en web participatif.

2012

Katerine-Lune passe du côté de chez Octane Stratégies pour être conseillère principale, interactivité et présence virtuelle. Elle enseigne aussi la gestion de communauté (médias sociaux) à l’INIS (Institut National de l’image et du son). En février, elle prend le chapeau de blogueuse pour le volet gastronomique du festival Montréal en lumière.

2012 amène son lot de voyage; dans sa chronique sur Canoe, elle écrira à propos de la scène culinaire de la Norvège, de l’Argentine, d’une croisière gastronomique du Ponant, de la France, l’Italie, l’Espagne (et son congrès Gastronomika), d’Hawaï, de Vancouver, la traversée du Canada en voiture et de Portland (Oregon). Elle relate également ses aventures sur Copines en cavale, le blogue de voyage Ulysse. Pour le blogue de Coup de Pouce, elle ratisse les régions du Québec pour y dénicher les meilleurs tuyaux bouffe en Abitibi-Témiscamingue, Saguenay-Lac Saint-Jean, Chaudière-Appalaches, Cantons-de-l’Est, Charlevoix et l’Outaouais.

Katerine-Lune a aussi été membre du jury du palmarès des meilleurs nouveaux restaurants canadiens du palmarès enRoute et fait aussi parti des 150 femmes qui ont influencé la gastronomie au Québec dans le livre Femmes engagées à nourrir le Québec.

 

2013

L’année 2013 s’inscrit dans la continuité. En février, Katerine-Lune reprend le chapeau de blogueuse gastronomique pour une deuxième année pour Montréal en lumière. Elle enseigne toujours les médias sociaux à l’INIS (elle ajoute à son expérience professorale, l’enseignement de l’animation de communautés à l’ETS).

Sa plume au service de Canoe, lui permet de voyager abondamment la première partie de l’année. (Qatar, Suisse, Seattle, Vancouver, Croisière du Ponant de Venise à Istanbul, Hongrie, Autriche, Mexique, Stratford). Pour Coup de Pouce, elle ajoute la découverte de quatre autres régions québécoises Charlevoix, Gaspésie, Bas-Saint-Laurent, Îles-de-la-Madeleine). Le Journal de Montréal publie aussi mensuellement ses circuits gourmands des quartiers de la ville. Elle est également membre du jury des meilleurs nouveaux restaurants canadiens du palmarès enRoute pour une deuxième année et membre du jury Almost Famous Chef San Pellegrino (qui désigne les meilleurs étudiants en cuisine en Amérique du Nord).

La surprise de 2013 : le retour à la télévision après six ans. Depuis septembre, elle anime la quotidienne Montréalité sur les ondes de MAtv. Une émission consacrée à Montréal, sa vie de quartier et les initiatives citoyennes qui en font un meilleur endroit où vivre.

Côté gastronomie, Katerine-Lune a aussi offert des chroniques/entrevues à L’Épicerie (R-C), à Isabelle le matin (98,5 FM), ARTV Studio, Infoman ainsi qu’à la radio de Radio-Canada. Le journaliste François Cardinal l’a aussi invité à partager sa vision du Montréal alimentaire dans son livre Rêver Montréal.

Finalement, la maîtresse de cérémonie en elle a dirigé le Gala des Chefs (Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec), Colloque sur l’innovation en hôtellerie et restauration (ITHQ), Terroir et Saveurs et le festival de la Grande Gourmandise.

 

Animatrice et porte-parole de divers événements, Miss Lune est aussi vice-présidente de Slow Food Montréal.

Si vous vous dites: « voyons, je la connais de où donc? ». Il y a des chances que ce soit quelque part ici…