Premier jour de Terra madre et du Salone del gusto hier avec toujours l’excitation, la fébrilité et la désorganisation (Slow Food a créé une application pour connaître le programme de l’événement, mais aucun WiFi n’est disponible sur place… J’aurais bien aimé pouvoir tweeter en direct ce que j’y vois/goûte. Ah viva l’Italia !)

Peu importe ce grand rassemblement, demeure exceptionnel par le foisonnement de ces gens venus partout à travers le monde. La première conférence à laquelle j’ai assistée portait sur l’agriculture en Afrique. Un des panellistes de l’Ouganda expliquait qu’il y avait 3 mondes (en faisant référence au 1/3 monde). Le premier se préoccupait de ce qu’il mangeait, voulait une agriculture durable. Le 2e monde voulait manger ce qu’il y avait dans son assiette, ne posait pas de question et incluait les producteurs qui cultivent des « marchandises » pour faire de l’argent et non pour nourrir les gens. Le 3e monde (le 1/3 monde) se demande à quel monde il appartient. Je trouvais l’image belle.  La deuxième conférence à laquelle j’ai assistée portait sur la grande distribution. Le propriétaire d’Eataly a fait une longue tirade sur les marques privées en épicerie qui dénature les produits. « Il faut que l’agriculteur soit fier de mettre son nom sur un produit. C’est son orgueil qui le pousse à faire mieux. Et la nourriture est toujours meilleure si on sait qui la fait. »

Durant cette première journée, j’ai aussi visité le Salon du goût et sa partie avec les producteurs italiens. Voici des mes trouvailles

 

Sur la photo principale, les traducteurs que l’on retrouve dans toutes les salles de conférences. Elles sont disponibles en 8 langues. Comme une mini-version de l’ONU !

Aujourd’hui, je repars à la découverte, mais cette fois-ci, les produits de partout sur la planète.  À demain !