Le chef argentin Dario Gualtieri a travaillé dans plusieurs grands restaurants européens avant de diriger Casa Umare situé dans un hôtel-boutique de Buenos Aires. Il a été un des premiers à mettre des produits biologiques et des pousses dans ses assiettes. Il est également la personne la plus âgée dans le regroupement de jeunes chefs Gajo (Il dit qu’il est un peu leur « parrain »).

L’entrevue s’est déroulée avec son second. Je posais les questions en italien, le second traduisait et Dario répondait un peu en français et un peu en espagnol. Ses réponses sont courtes, mais c’est à cause de la difficulté de communication et non parce qu’il était bête.

Dario Gualtieri sera au restaurant Le Beaver Club, le jeudi 28 février et vendredi 1er mars.

Un aspect méconnu de la cuisine de Buenos Aires?

Buenos Aires est très cosmopolitaine avec son immigration italienne, espagnole, française et allemande. Cela se reflète dans sa cuisine. Comme l’Argentine est un vaste pays, les produits sont complètement différents du nord au sud. On peut le constater dans les assiettes à Buenos Aires

 

Une bonne adresse là-bas?

La Cabrera, une parrilla (grillade)

 

La première chose que vous avez mangée en arrivant à Montréal ?

Un plat de pâtes au bistrot-bar Le Montréalais.

 

Première fois à Montréal ?

Oui ! (En regardant par la fenêtre, il trouve la neige qui tombe jolie. Visiblement, il est sous le charme de l’hiver contrairement à moi, complètement écoeurée…)

 

Votre aliment préféré pour cuisiner?

Les produits biologiques et toutes les pousses, graines et fleurs comestibles.

 

Qu’est-ce qui vous a étonné de la cuisine de votre chef hôte ?

Combien la cuisine était grande et organisée.

 

En quoi votre restaurant est-il semblable/différent du restaurant hôte ?

Les produits sont similaires. Le Beaver Club a une décoration classique, Casa Umare est plus de style « avant-garde ». L’édifice date de 1914, le lieu est vieux et moderne en temps.

 

Quel plat croyez-vous sera le succès de la soirée ?

Les pétoncles sautés avec du sel Madryn et des algues avec des petits oignons dans un bouillon de pommes vertes et de lys.

 

Une technique particulière que vous utilisez pour concocter votre repas?

Non. J’ai un grand respect pour les produits. J’essaie de les transformer le moins possible.

 

Quelle est, selon vous, la tendance gastronomique pour 2013?

Pour Buenos Aires, je dirais qu’il y a de plus en plus de légumes et de produits biologiques dans les assiettes.

 

Chef hôte du Beaver Club Alain Pignard

 

Qu’est-ce qui vous intrigue dans la cuisine de Buenos Aires?

L’Argentine est très tendance actuellement. On en entend beaucoup parler comme destination. J’ai donc lu plusieurs articles.

 

La demande farfelue que le chef invité a faite?

Rien d’exagéré. Dario Gualtieri cuisine beaucoup les pousses et légumes. Il aurait aimé avoir des épinards iraniens. Mais ce n’est pas toujours facile de trouver des légumes si spécialisés en hiver.

 

Ce que vous ferez pendant la soirée ?

Je prendrai du recul pour m’assurer que tout va bien. La période la plus intense est aujourd’hui (24 heures avant la première soirée). Il faut que je m’assure que tout le monde sait ce qu’il a à faire.

 

Pourquoi doit-on venir manger chez vous?

Pour un dépaysement peu cher. C’est un chef très réputé en Argentine; un des pionniers de la cuisine biologique.

 

Dario Gualtieri à l’honneur

Le Beaver Club

Jeudi 28 février et vendredi 1er mars (il y a encore des tables disponibles)

Réservations : 514 861-3511