Magnifique rencontre avec le chef Matthew Dillon du Corson Building à Seattle. Sa philosophie est simple: « J’ai faim et je nourris des gens qui ont faim ». Humble, calme, sensible; pour lui le vedettariat non, merci! (Même s’il a été nommé Best new chef 2007 dans Food & Wine Magazine ). Dans le cadre de MONTRÉAL EN LUMIÈRE, il sera au Pullman en compagnie du chef hôte Guillaume Sparks.

Voici les questions que je lui ai posées.

Première fois à Montréal ? Oui

La première chose que vous avez mangée en arrivant à Montréal ? Un bagel sésame et un autre au pavot.

Un aspect méconnu de la cuisine de Seattle ? La côte Ouest américaine n’a pas beaucoup d’histoire culinaire; les chefs sont plus libres et ils ne sont pas obligés de suivre de lourdes traditions. Il y a une grande diversité de produits et un sol très fertile.

Une bonne adresse là-bas? Maneki, un restaurant japonais ouvert depuis plus de 100 ans.

Qu’est-ce qui vous a étonné de la cuisine de votre chef hôte ? Nous devrons servir un repas cinq services dans un bar à vin qui ne sert habituellement que des petites assiettes de format tapas. Cela sera mon plus grand défi.

Quel plat croyez vous sera le succès de la soirée? Du labneh fumé avec des poivrons marinés, accompagnés de craquelins de farine de seigle. Je ne sais pas pour le succès, mais c’est ce qui représente le plus d’où je viens.

Une technique particulière que vous utiliserez pour concocter votre repas? Je ne suis pas de recette et n’utilise pas d’accessoires complexes. Je « sens » la nourriture, la touche et la travaille.

Quelle est selon vous la tendance gastronomique pour 2012 ? Les chefs de grandes tables qui ouvrent de petits restaurants qui sont en fait des lieux où ils ont véritablement envie de manger lorsqu’ils ont faim.

 

Guillaume Sparks du Pullman

Qu’est-ce qui vous intrigue dans la cuisine Seattle ? Matthew a beaucoup d’influence moyenne-orientale. Ce n’est habituellement pas la première association que l’on fait avec la cuisine américaine! Mais pour lui, c’est le berceau de la civilisation et donc, de la cuisine.

Une demande particulière que le chef invité a faite? On cherchait aujourd’hui des feuilles de câprier dans le sel. Mission inaccomplie!

Ce que vous ferez pendant la soirée? Ce que l’on me dit de faire!

Je suis allée faire un petit tour en cuisine au moment où Matthew parlait à Guillaume de limes séchées. C’est beau de voir les cuisiners montréalais apprendre avec la venu d’un autre chef dans leur cuisine. Voici leur échange.

 

Matthew Dillon sera dans la cuisine du Pullman le 17 et 18 février. Pour réservation (514) 288-7779