Me voilà à Londres après près de 20 ans avec autant de joie et d’excitation d’être dans cette mégapole. J’y étais beaucoup venue entre 1995 et 1998 et avait vécu quelques mois ici. J’adore cette ville, même si je dois dire que, quelques fois, et après une semaine, elle m’étourdit!

Aussi, ce n’est pas un scoop, mais Londres c’est cher! Vous connaissez le coût de la vie à Montréal, vous doublez pour TOUT (sauf peut-être les billets d’autobus). À prendre en considération avant de planifier votre voyage.

Afin de m’orienter, j’ai fait un Google Maps avec certaines notes personnelles que vous pouvez consulter. En vrac, certains musées (entre autres pour mon fils), les endroits que je vous recommande et des bars à vins nature.

Voici les endroits où j’ai bien aimé manger :

  • Pour le thé à l’anglaise version chic, mais un peu originale, l’hôtel Rosewood est une bonne option. Magnifique salle, thés Mariage et un chef pâtissier qui s’inspire de l’art pour créer ses desserts. (55 £). J’adore cette idée de prendre le temps et de jaser pendant des heures en mangeant. À noter par contre que c’est vraiment l’équivalent d’un repas, donc vous n’aurez plus faim pour le prochain repas. (Pour une version moins chère (22 £) celui de Daylesford me semble bien, quoique pas le même décorum…)

 

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La fromagerie Neal Yard au Borough Market (on trouve d’autres locations dans la ville)

 

  • Le Borough Market. De loin, le marché avec la meilleure qualité de produits que j’ai visité dans ma vie. Des kiosques de produits croates, des fromages incroyables et un grand espace avec des camions de rue pour casser la croûte. À ne pas manquer attenant au marché sur la rue Park, le Neal Yard Dairy (superbe fromagerie), Gelateria 3Bis (bon gelato) et le Monmouth Coffe Company.

 

 

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  • Pour goûter la cuisine britannique, un classique le St-John. Un peu comme l’Express à Montréal, mais version brit. Un menu intriguant (pour moi qui ne connaissais pas beaucoup la cuisine anglaise), mais un super résultat. Le service, le lieu sont bien. Bref si vous avez autour de 60 £ par personne pour un repas (oui, je vous l’avais dit c’est cher Londres), allez-y.

 

Les belles salades d’Ottolenghi

 

  • L’utilisatrice en rafale des livres d’Ottolenghi ne pouvait s’empêcher d’aller dans l’un de ses restaurants. Histoire de sauver un peu côté budget, je suis rendue dans son comptoir dans Belgravia et j’ai mangé dans l’unique table du fond. Mais s’il fait beau vous pouvez prendre pour emporter et manger dans un parc.

 

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Harrod’s

 

  • Le tour dans le rayon alimentaire de chez Harrod’s est toujours un incontournable. Si aujourd’hui il est presque possible de manger de tout, partout, il fût effectivement une époque où c’était l’endroit pour trouver les produits importés. N’importe, encore aujourd’hui leur sélection pour chacun des produits est la crème de la crème (miam le jambon espagnol Joselito). Personnellement, comme magasin j’aime mieux Fortnum and Mason qui est moins démesuré et fait plus vieille Anglaise. Leur sorbet au concombre et menthe est délicieux!

 

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Sorbet concombre et menthe de Fortnum and Mason

 

  • Si vous avez envie de manger une bouchée en prenant un verre de vin, j’ai bien aimé Terroirs (la référence en vins nature à Londres). Comme souvent dans un bar à vins, on propose charcuteries, fromages et quelques plats simples et bien gras. Le sommelier Jessie (de Winnipeg) pourra vous conseiller.

 

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Le sympathique sommelier canadien Jessie au bar à vin Terroirs

 

 

  • Pour un nouvel endroit branché et trendy, il y a le Nuala. Il a fait bien jaser puisque dans son équipe il y a des anciens de Noma et de Fat Duck. Très aimé les assiettes, mais comme un supper club la musique était très forte et le service pas très bon.

 

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  • Finalement, on ne pas aller à Londres sans manger de l’indien, l’un des meilleurs endroits au monde pour cette cuisine. J’ai jeté mon dévolu sur Dishoom, que j’ai bien aimé. Moins aimé par contre l’attente de 1h15 (!) et c’est la même chose dans toutes leurs succursales. Mais la recette fonctionne : joli décor, carte invitante, service rapide.

 

En terminant, voici mes réflexions à propos de Londres que j’avais mises sur Facebook à mon départ de la ville:

 

-Les Anglais ont assurément un rapport étrange à la nordicité. Je n’ai jamais autant gelé dans ma vie qu’à Londres. Avec une température qui frôle autour du zéro, on ajoute une humidité qui entre dans les os. Pourtant, les maisons ne sont pas isolées, les fenêtres avec un vitrage simple, bref ils ont construit comme s’il faisait toujours 18 degrés. Les uniformes d’école avec des shorts à longueur d’année rendent la Québécoise en moi perplexe. Il existe dans l’éducation anglaise cette idée d’endurer la souffrance physique pour se renforcer (pensez à l’épisode dans The Crown où Charles va à l’école et il doit courir chaque matin dans le froid). Alors que nous avons des températures beaucoup plus froides, je ne connais pas de parents au Canada qui appliquent de tels principes.

-Il y a tellement de mix des cultures que le concierge de l’hôtel me disait que le fish & chips avait été détrôné comme plat national par le poulet korma (indien). Mais on continue abondamment à servir le fish&chips, tellement que je me suis dit que les Anglais n’avaient assurément pas reçu le mémo disant que les océans se sont vidés de morue… Au British Museum, je déambulais et cela sentait le poisson dans toutes les salles d’expositions. Je me demandais si je suivais quelqu’un qui mangeait des chips. Ben non, le restaurant est situé dans le hall central ce qui fait que ça sent le poisson et la friture dans toutes les salles. Entre deux momies égyptiennes, inspirant…

-Si tout se fait à gauche (la conduite, marcher sur le trottoir) mais dans les escaliers mobiles, là on garde la droite. Va savoir.

-La courtoisie est vraiment une magnifique qualité anglaise. Priorité aux passages piétonniers, tenir les portes, m’aider avec la poussette. Quelle est la dernière fois où un inconnu dans le métro à Montréal vous a proposé de porter vos bagages ?

-Les Italiens sont partout. C’est étrange parce que les Italiens ne sont pas un peuple particulièrement de voyageurs ( C’est cliché, mais ils restent généralement en Italie et quand ils vont à l’étranger, ils se plaignent que la lasagne de leur mère est meilleure que celle que l’on leur a servie). Mais là vraiment en masse. Idem pour les Espagnols.

-Dire que Londres est chère est un euphémisme. Il faut mettre actuellement 1,80$ CAN pour 1£, ce qui fait que cela coûte le double pour TOUT. Littéralement, les prix ressemblent à ceux du Québec, mais avec le taux de change, on double. Et dire que leur salaire minimum est autour de 7£. Les gens sont tellement pauvres que dans les petites annonces, il y a des appartements à partager et pour ceux qui ont moins d’argent aussi des chambres à partager. Troublant!