Voilà déjà plus de six mois que je partage avec vous sur ce blogue mes tuyaux bouffe du jour. Il y a longtemps que je me dis que je devrais publier une politique éditoriale.

Comme j’animerai la semaine prochaine au Webcom le panel Éthique et médias sociaux, je me suis dit qu’une réflexion/mise au point s’imposait. Je suis à la fois : blogueuse, chroniqueuse gastronomique, animatrice et stratège en médias sociaux. Oui, je sais, je porte plusieurs chapeaux : je nage en eaux troubles.

Comment puis-je travailler sur une stratégie de médias sociaux pour un client et mentionner dans ce blogue que j’aime son concurrent? Comment puis-je rédiger des articles sur la gastronomie et la restauration alors que je suis vice-présidente de Slow Food Montréal et que visiblement je pourrais avoir un parti pris sur ce que j’écris?

La réponse n’est pas toujours évidente; j’y vais cas par cas et je compartimente en fonction du chapeau que je porte à ce moment-là, sans transgresser mes autres chapeaux. Mais je respecte toujours deux règles : transparence et honnêteté.

Voici donc ce que vous pouvez désormais trouver sous l’onglet politique éditoriale :

Ce blogue reflète mes coups de cœur et humeurs que j’ai envie de partager avec vous. Je ne suis jamais payée pour le faire. Mes tuyaux sont dénichés au gré du hasard : mon entrée inopinée dans une boutique alimentaire, un plat qui suscite ma curiosité dans un nouveau restaurant ou une singulière tradition culinaire découverte en voyage.

Si je participe à un voyage de presse où je suis invitée, je le mentionne. Si un tuyau bouffe du jour fait suite à une invitation, comme je n’ai aucune obligation de le publier, je fais mention de l’évènement que si j’en ai envie. Le cas échéant, je souligne que j’ai été invitée.

Détentrice d’un baccalauréat en journalisme, j’ai déjà été membre de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Compte tenu que je porte plusieurs autres chapeaux que le métier de journaliste, je ne peux plus en faire partie. Mais lorsque je travaille comme journaliste, j’applique autant que je peux le Guide de déontologie. (« Autant que je peux » parce que, par exemple, le guide stipule : « (Les journalistes) ne doivent pas accepter des voyages gratuits ou des participations financières aux frais de reportages de la part d’organismes publics ou privés à la recherche d’une couverture dans les médias ». La réalité de pigiste ne me permet pas de payer tous mes voyages et les médias pour lesquels j’écris ne les paieront pas non plus! )

Pour ce qui est mon utilisation de Facebook et Twitter, mes statuts ne sont jamais commandités. Si, en travaillant pour un client, je juge intéressant pour mes abonnés d’avoir de l’information sur son produit, j’inscris : « (client) ». Mais c’est excessivement rare.

Les photos sont toujours les miennes. Si ce n’est pas le cas, je le mentionne. (Si vous désirez utiliser une de mes photos, merci de me demander la permission préalablement et de mettre le crédit à mon nom.)

Pour les gens qui désirent m’envoyer des échantillons de produits, vous pourrez rapidement constater que je mentionne très peu de produits de grandes distributions. Le but de ce blogue est d’inspirer et faire découvrir. Si vous croyez tout de même que ce que vous avez à vendre m’intéresse, vous pouvez me contacter ici. Je n’ai aucune obligation d’en parler et si je le fais, je mentionnerai que je l’ai reçu de votre part.

En terminant, comme ce blogue est mon terrain de jeux où je ne dois rien à personne, il est donc vierge de tout espace publicitaire!

Ah oui, dernier chapeau que je porte : je suis aussi humaine et j’ai droit à l’erreur. Les médias sociaux sont une nouvelle voie à tracer.