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Nouveaux restaurants à Québec en 2018

Nouveaux restaurants à Québec en 2018

Je suis allée à Québec très rapidement en octobre pour découvrir cette abondance de nouveaux restaurants. Ça bouge beaucoup et bien dans la capitale. Avant de partir, je m’étais fait une liste avec tous les nouveaux restaurants (ouverts dans la dernière année) à essayer. Il y en avait tellement que j’ai créé une carte Google.

 

 

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Délicieuses croquettes de millet du bistro L’Orygine

 

Premier arrêt dans l’édifice de l’équipe de La Tanière. Situé dans le Vieux-Québec, leur restaurant phare n’est pas encore ouvert (je crois qu’il sera au sous-sol). Il y a par contre déjà au rez-de-chaussée le bistro L’Orygine (36 Rue Saint-Pierre, (418) 872-4386) et le bar laitier/pâtisserie Kermess. J’étais là pour le lunch et je recommande chaleureusement cette cuisine de la cheffe Sabrina Lemay qui se qualifie « d’organique ». Des plats où les légumes prennent beaucoup de place, savoureuse. Un lieu lumineux. La cheffe vient d’ailleurs de remporter le premier prix Stéphanie Bois-Houde, qui encourage la relève féminine dans la région de Québec.

 

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Le comptoir de Kermess

 

Je dois dire que le Kermess a aussi retenu mon attention. Où ailleurs dans la province peut-on commander une garniture de lichen ou de riz sauvage sur notre sundae? C’est vraiment pousser l’idée de notre terroir jusque dans les desserts glacés.  Beaucoup aimé les parfums de glace de tagète et de mélilot (deux plantes herbacées) et leur bâtonnet glacé à l’argousier. Si vous êtes amateur de crème glacée, ce lieu est vraiment unique.

 

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Comptoir Chez Boulay (photo prise sur Instagram)

 

Je suis passée rapido au Comptoir Boréal Chez Boulay (42 Côte du Palais, 418) 380-8237).  Ce petit espace avec quelques tables est une bonne alternative à Chez Paillard pas trop loin. On peut déjeuner ou casser la croûte le midi avec salades et sandwichs pour emporter. Bons desserts aux saveurs boréales.

 

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La salle à manger du Monastère des Augustines (photo prise sur Booking.com)

 

Le Monastère des Augustines (77 Rue des Remparts, (418) 694-1639) était l’endroit où se déroulait le Colloque sur l’identité culinaire québécoise auquel j’assistais. Ce magnifique hôtel (qui se qualifie de havre de santé) offre aussi des repas pour les clients qui n’y dorment pas. Au cœur du Vieux-Québec, la rénovation de ce lieu si inspirant a été magnifiquement faite. Faut que j’y retourne.

 

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La salle à manger avec cuisine centrale au Arvi

 

Finalement, je suis passée au Arvi (519 3e Avenue, (581) 742-4202). À ma connaissance, c’est le premier restaurant à Québec, qui à l’instar du Mousso montréalais, offre uniquement un menu multiservices fixe. C’est donc un 5 services en formule végétarienne ou non pour 70$. Ici on démocratise la cuisine : au centre de la pièce, trois îlots où s’affairent chefs et cuisiniers. On peut donc les voir en pleine action. Pas de serveurs attitrés, ce sont eux qui servent les plats. Derrière les fourneaux Julien Masia (qui était auparavant au Bistro B avec François Blais aussi partenaire dans l’affaire). Dans les assiettes, une cuisine précise, savoureuse. Mon palais se souvient encore du poireau avec coriandre et jaune d’œuf ou du délicieux dashi avec ail noir et œufs de caille.

 

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Le poireau du Arvi

 

 

Je suis restée à Québec que pour 36h et comme vous pouvez le voir sur ma carte, il me reste toujours à essayer le Tora-Ya Ramen, le Torii Izakaya, Gaël Vidricaire pâtisserie, Luzz.. Bref, faudra que j’y retourne pour plus longtemps!

 

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Le dashi oeufs de caille du Arvi

Sachère Desserts et sa version du “Deep’N Delicious”

Sachère Desserts et sa version du “Deep’N Delicious”

Tuyau bouffe du jour : le gâteau d’inspiration « Deep’n Delicious de McCain » de la nouvelle  Sachère Desserts (1274 Boul de Maisonneuve E, Montréal, (514) 377-4935). Mamma mia que c’est bon ce dessert quand s’est fait avec du vrai beurre, sans produits industriels. Dense, gras, sucré, tout ce que l’on souhaite d’un gâteau se retrouve dans ce contenant en aluminium.

 

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La propriétaire et fondatrice de l’endroit, Sonya Sammut, occupait déjà le local depuis plus d’un an et préparait uniquement des desserts pour la restauration. La partie avant de l’endroit était donc fermée au public. Bonne idée d’en avoir fait un petit café où l’on peut venir grignoter une douceur le matin ou en après-midi. Elle peut aussi faire des desserts pour des mariages, événements ou des verrines.  Ce magnifique gâteau coûte 10$ et vous le prenez pour emporter.

 

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Le petit coin café à l’avant.

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Le gâteau forêt-noir a occupé une place importante dans mon enfance, je n’avais pas le choix, que d’y goûter… même si c’était pour mon petit-déjeûner. Très bon.

 

Le Monarque et son steak rib-eye de l’Île-du-Prince-Édouard

Le Monarque et son steak rib-eye de l’Île-du-Prince-Édouard

Tuyau bouffe du jour: le steak rib-eye (entrecôte) du nouveau restaurant Monarque (406 rue Saint-Jacques, Montréal, (514) 875-3896). Rarement Montréal n’aura attendu aussi longtemps pour l’ouverture d’un restaurant. Cela fait 5 ans que l’on parle de cet établissement. Si l’an dernier l’ouverture était imminente, les travaux de construction se sont poursuivis pour ouvrir finalement fin août.

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La portion “salle à manger” de l’établissement.

 

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Je me suis amusée à faire un panorama 180 degrés de l’endroit pour vous montrer l’ampleur des lieux.

 

L’attente en valait la peine. Pour une Montréalaise c’est toute une expérience d’entrer dans un lieu par la rue Saint-Jacques et de voir au fond de la pièce la rue Notre-Dame. Le restaurant fait donc un coin de rue complet ! La première partie est destinée à la brasserie (avec un long bar où je vous suggère de vous asseoir), le centre fait face à une partie des cuisines et la pièce du fond est pour la salle à manger gastronomique.

 

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Farrotto avec épinard, citron et parmesan

 

Ce steak a été vieilli 30 jours sur place, mais vient d’un élevage de l’Île-du-Prince-Édouard. Intéressant de faire un choix de bœuf qui ne vient pas de l’Alberta et franchement cette viande était superbe : persillage, texture, délicieux. Le chef Jérémie Bastien me disait, qu’en bons résidants de l’I-P-E, les éleveurs « finissent » leur viande en leur donnant des pommes de terre aux bêtes. Si ce steak vaut 45$, on peut facilement partager ces 300 gr pour deux personnes en prenant des entrées et desserts.

 

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Beaucoup aimé cette tarte au fruit de la passion (en clin d’oeil à la tarte au citron) qui me rappelait Hawaï où le lilikoi (fruit de la passion) est leur fruit national.

 

Très belle adresse et une belle option pour les gens qui cherchent un endroit pour les lunchs d’affaire dans le Vieux-Montréal. Faudra que j’y retourne pour la portion salle à manger.

 

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Éclair chocolat-caramel. Très belle ganache.

 

Café hélico et salade de tomates

Café hélico et salade de tomates

Tuyau bouffe du jour : la salade de tomates du Café Hélico (2009 Avenue de la Salle, Montréal, (514) 543-3543). Ce nouveau venu dans Hochelaga-Maisonneuve est vraiment un bel ajout dans le quartier. Des anciens du Bouillon Bilk font rouler ce café de jour (avec petite terrasse sur LaSalle) et le soir repas complet au restaurant Hélico. On y met de l’avant le café Kittel et des produits fait maison (viennoiseries, sandwichs, desserts), dont le pain naan (voir photo plus bas). C’est joli, simple et bon. M’a donné envie d’y retourner le soir pour m’attabler à la portion restaurant.

 

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La salade de tomates était servie avec de la féta fouettée (texture intéressante qui fait disparaître le côté parfois caoutchouteux de la féta) et un crumble de croissant. Si cela était bien léger, j’ai quand même aimé le côté rassasiant de l’assiette. À essayer!

 

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Très bon naan à l’agneau avec concombres.

 

 

Pastel et le Petit Mousso

Pastel et le Petit Mousso

Visite recemment de « deux petits frères de ». Le Pastel (124 Rue McGill, Montréal, 514 395-9015) dans le Vieux-Montréal de l’équipe du Fantôme et Le Petit Mousso (1023 Ontario Est, Montréal, (438) 384-7410), adjacent au restaurant Mousso. Intéressant de voir comment ces deux chefs (Jason Morris et Antonin Mousseau-Rivard) qui ont obtenu beaucoup de notoriété et de critiques élogieuses avec leur premier restaurant ouvrent un second établissement. Il y a une belle continuité dans les deux endroits.

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Beaucoup aimé m’asseoir au bar du Pastel, très large ce qui laisse plus de place aux conversations intimes. Au centre la cuisine toute ouverte, au fond l’autre partie de la salle à manger.

 

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Gnocchetti du Pastel

 

D’abord Pastel  sur McGill, dans un espace rectangulaire qui ressemble à chez Graziella par sa configuration (cuisine au centre, mur de pierres, salle à manger à l’avant et arrière). Ici, Jason Morris poursuit le travail du Fantôme en présentant des plats qui détonnent. Les gnocchettis verts que j’ai mangés sont un bon exemple de la signature de Jason Morris. C’est un plat frais, vert qui goûte chlorophylle et BAM, il casse l’équilibre en mettant de la truffe noire au centre.  Ce chef aime nous surprendre où l’on ne l’attend pas.

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Dessert surprenant au sarrasin du Petit Mousso avec miel et tagètes

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Plats de crevettes nordiques avec des fines tranches de navet cru. Quelle bonne idée. Ajoute texture et côté poivré-piquant.

 

Belle constance aussi au Petit Mousso qui propose aux clients de manger des petits plats alors que son grand frère dans la pièce d’à côté, Le Mousso n’offre que le menu dégustation. Là aussi, la signature d’Antonin Mousseau persiste. Magnifiques assiettes en couleur, en mix de saveurs, d’ingrédients méconnus (tagètes, collagène de porcelet). Mousseau voulait ouvrir cet endroit pour que les gens viennent manger un ou deux plats, boirent un verre de vin avant ou après un spectacle. Opération réussie !

 

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Gros coup de coeur pour ce meuble avec une oeuvre de Jean-Paul Mousseau (le grand-père d’Antonin) dans la salle rénovée du Mousso. (Désolée la photo ne rend pas justice, mais c’est magnifique sur place)

 

 

Restaurant Mon lapin et son (bon) jambon

Restaurant Mon lapin et son (bon) jambon

Tuyau bouffe du jour : arriver à 16h45 au restaurant Mon Lapin (L’ouverture du restaurant est à 17h et ils ne prennent pas de réservations. C’est la folie pour ce nouvel établissement de la famille du Joe Beef). Aux fourneaux Marc-Olivier Frappier et la chef Jessica Noël, aux vins Vanya Filipovic. Cette équipe gagnante réussit encore une fois un tour du chapeau: accueil/service, lieu et nourriture. Tous parfaits.

 

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Le plat au jambon, délicieux!

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Ce pain aux topinambours j’en rêve encore.

 

Je n’avais aucune attente avec leur plat intitulé “Jambon dans la Petite Italie”. Quand j’ai pris une première bouchée, je n’ai pu m’empêcher de lancer Alléluia bien senti. Comment ces chefs peuvent-ils nous surprendre autant avec du jambon blanc, de la sauce tomate et du fromage ? Idem pour leur pain à la farine de topinambour absolument divin. On y mange bien, les vins nature sont bons, l’ambiance est sympa : allez-y absolument.

 

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Gâteau sarrasin et fromage frais